Description
Conférence-débat proposée par Catherine Richarté-Manfredi, ingénieur chargée de recherche. Spécialiste en céramologie médiévale méditerranéenne. Institut national de recherche archéologiques préventives INRAP. Docteure en Histoire médiévale (Univ.Lyon 2).
Au début du VIIIe siècle, les armées islamiques atteignent la péninsule Ibérique, celles issues du califat Omeyyade se dirigent vers le sud de la France. La célèbre bataille de Poitiers en 732 qui fut en réalité un affrontement mineur, marqua un coup d’arrêt aux ambitions expansionnistes des Arabo-Berbères vers le nord de l’hexagone, mais quelques enclaves musulmanes subsistèrent, comme en témoignent la ville de Narbonne (Arbûna) et d’autres points d’appuis méridionaux (Ruscino, Le Fraxinetum, etc.). Les historiens débattent encore de l’ampleur et de la nature de ces contacts. Certains avancent une occupation sporadique, d’autres, au contraire, soulignent une influence plus durable, visible dans les échanges culturels. Une chose paraît certaine, les Arabes établirent des bases temporaires sur terre ferme et sur mer – avec le réseau insulaire (Baléares, Corse, Sardaigne, Sicile, Malte, Crête, Chypre…) — Pour contrôler les routes commerciales, notamment entre l’Italie et la péninsule Ibérique, et maintenir leurs communications avec le califat de Cordoue.



